Moi aussi je voulais l’emporter – Julie Delporte

Aujourd’hui, j’ai fait visiter Nantes à d’autres étudiants vivant aux quatre coins de la France. Le passage Pommeraye, la place Graslin, le quartier du Bouffay, la place Royale, le Jardin des Plantes, etc. La pluie nous a épargné, le soleil nous a même fait un petit coucou.

On a fini par se retrouver dans le Lieu Unique, et à la librairie j’ai craqué et acheté 3 BD que j’avais repéré depuis quelques mois. Je n’ai jamais lu de BD avant cette année. Je découvre des auteurs et illustrateurs qui m’étonnent, me touchent et me parlent. Je suis heureuse de pouvoir découvrir ce plaisir à mon âge. Et j’ai déjà fini l’une de ses œuvres, Moi aussi je voulais l’emporter, de Julie Delporte.

Du voyage, de la femme, de l’enfance et de la nature. Un livre qui réchauffe cette soirée d’hiver et qui laisse un goût de trop peu.

 

Être chez soi, ailleurs

Récemment, j’ai eu l’occasion d’aller passer un week-end ailleurs, à l’autre bout de la France. Bienvenue à l’Isle D’Abeau.

Sur la route entre Lyon et Grenoble, cette ville est très charmante. Mais je ne vais pas jouer les guides touristiques aujourd’hui. Je vais vous parler de mon lieu d’habitation, découvert via Airbnb.

Certaines personnes ont la chance de se sentir chez elle partout. Pour moi, c’est très compliqué. Sortir de ma zone de confort, laisser ma bulle là où elle est et être juste ailleurs me demande une énergie folle. J’ai besoin de mes rituels pour me sentir à l’aise.

Que ce soit dans des hôtels, chez des amis ou vacances, j’ai du mal à m’endormir dans des lieux que je ne connais pas et qui ne font pas partie de mon territoire. J’ai l’habitude des moments d’angoisse et de vide quand je me retrouve dans une maison qui ne m’a pas vu grandir/vivre/aimer/rire.

Chez Claude

claude-porteEt puis cette fois-ci, mon ailleurs, c’était dans la maison d’un monsieur qui s’appelle Claude. Une vieille bâtisse en pierre rénovée. Cet endroit à la particularité d’être très chaleureux et malgré la décoration personnalisée, on s’y sent comme chez soi.

Je ne sais pas ce qui a fait que mon corps et ma tête se sont trouvés en harmonie avec ce lieu. Pour une fois, loin de chez moi j’ai réussi à bien dormir, à bien manger et à bien vivre. J’ai observé les murs, les babioles, les livres, les fleurs. Je n’ai pas eu peur de l’ailleurs, j’ai juste vécu le moment tel qu’il se présentait. Continue Reading