Le syndrome de l’imposteur

Vous en avez certainement déjà entendu parler, vous en êtes mêmes certainement atteints. Oui oui, 70% d’entre nous y font face à un moment ou à un autre de leur vie. Chez les personnes à haut potentiel, ce syndrome de l’imposteur est encore plus fréquent. En effet, à cause (ou grâce) à leur manière de penser différente, elles ont une incapacité à expliquer leur cheminement et se sentent encore moins légitimes quand ce cheminement mène à du positif…

Mais heureusement, ce n’est pas grave ! Malgré ce nom qui fait peur, le syndrome de l’imposteur n’est pas considéré comme une maladie. (Ouf.)

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Les grandes décisions

Il a trois ans aujourd’hui je quittais un CDI. Je demandais à mon entreprise de me licencier. Ça a été l’une des premières grandes décisions de ma vie car jusque-là, j’évitais de faire des choix.

Les raisons

Beaucoup de personnes autour de moi n’ont pas compris. J’avais un salaire, des congés, de chouettes collègues. Mais j’avais aussi des horaires minables et surtout, une immense pression sociale. Je devais sourire, être agréable et aimable pendant 10 heures par jour face à des personnes qui, la plupart du temps, ne me disaient même pas bonjour. Je ne suis pas partie sur un coup de tête, je n’ai pas claqué la porte en partant. J’ai juste eu la présence d’esprit de me dire que je valais mieux que de m’ennuyer dans un supermarché et de craquer tous les soirs à cause des clients. Ce sentiment n’a pas duré.

Faire un choix c’est renoncer à quelque chose. Sur le coup, j’ai renoncé à une stabilité sociale et financière. Aujourd’hui, je peux finalement dire que j’ai renoncé à l’échec.

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Être chez soi, ailleurs

Récemment, j’ai eu l’occasion d’aller passer un week-end ailleurs, à l’autre bout de la France. Bienvenue à l’Isle D’Abeau.

Sur la route entre Lyon et Grenoble, cette ville est très charmante. Mais je ne vais pas jouer les guides touristiques aujourd’hui. Je vais vous parler de mon lieu d’habitation, découvert via Airbnb.

Certaines personnes ont la chance de se sentir chez elle partout. Pour moi, c’est très compliqué. Sortir de ma zone de confort, laisser ma bulle là où elle est et être juste ailleurs me demande une énergie folle. J’ai besoin de mes rituels pour me sentir à l’aise.

Que ce soit dans des hôtels, chez des amis ou vacances, j’ai du mal à m’endormir dans des lieux que je ne connais pas et qui ne font pas partie de mon territoire. J’ai l’habitude des moments d’angoisse et de vide quand je me retrouve dans une maison qui ne m’a pas vu grandir/vivre/aimer/rire.

Chez Claude

claude-porteEt puis cette fois-ci, mon ailleurs, c’était dans la maison d’un monsieur qui s’appelle Claude. Une vieille bâtisse en pierre rénovée. Cet endroit à la particularité d’être très chaleureux et malgré la décoration personnalisée, on s’y sent comme chez soi.

Je ne sais pas ce qui a fait que mon corps et ma tête se sont trouvés en harmonie avec ce lieu. Pour une fois, loin de chez moi j’ai réussi à bien dormir, à bien manger et à bien vivre. J’ai observé les murs, les babioles, les livres, les fleurs. Je n’ai pas eu peur de l’ailleurs, j’ai juste vécu le moment tel qu’il se présentait. Continue Reading

Le sport et moi

Rien que pour vous, je vais remettre les choses dans leur contexte : le sport et moi, nous ne sommes pas amis. Alors, bien sûr, nous ne sommes pas ennemis non plus, mais on va dire qu’on s’est ignorés pendant un sacré nombre d’années. Une bonne grosse vingtaine d’années pour être honnête.

On s’est ignorés parce que mon genou et ma cheville m’ont fait des sales tours, à coups d’opérations, d’usure prématurée du ménisque et d’algodystrophie. Alors bon, moins je côtoyais le sport, mieux j’allais.

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Vous me suivez ?

Pendant des années, je ne voyais que les choses négatives. Je ne ressortais rien de positif de mes expériences.

Quand je ressentais une once de bonheur, quelque chose venait toujours perturber cette plénitude.
Quand je mettais mes runnings, je me disais que je n’avais couru QUE 20 minutes.
Quand je me retrouvais face à un aliment inconnu, je me braquais.
Quand je me couchais tard, je pensais à la fatigue du lendemain.
Quand j’avais passé une bonne journée, le tram bondé me la gâchais.
Quand je cuisinais quelque chose, c’était trop salé, trop sucré, trop…

Alors que finalement, le positif n’est pas si loin….

En effet, j’avais quand même eu le courage de sortir de chez moi et de courir 20 minutes.
Finalement, j’ai de la chance, du haut de mon presque quart de siècle d’avoir encore la chance de faire des découvertes gustatives.
Finalement, si je me couche tard, c’est que je suis active, que mon cerveau ou mon corps se fatigue, et donc ça m’assure une bonne nuit, même si elle est courte.
Finalement, si 90% de ma journée s’est bien passée, je n’ai qu’à y repenser et j’oublie les 10% restants.
Finalement, si je cuisine quelque chose, j’ai le droit de me planter, j’ai déjà le mérite d’avoir essayé et d’y avoir consacré du temps.

ballons colorés dans le ciel positif

Je vous entends vous dire : « Et bien alors, tout va bien ! Tant mieux pour toi ! Tu ne vas pas nous faire la morale  ! ». Figurez-vous que ça m’arrive encore pas mal de fois de me retrouver confronter à tout ce négatif.

C’est un travail de tous les jours pour se sortir de ce cercle vertueux, pour voir un peu de positif partout.
Je pense que c’est en se soutenant et en échangeant nos conseils qu’on peut y arriver et devenir plus fort.
J’ai eu l’idée de ce blog le jour où j’ai compris qu’accepter l’aide de quelqu’un n’était pas être faible, mais simplement oser essayer.

Vous me suivez ?